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VOIES NAVIGABLES WALLONNES

Mercredi, 7 Septembre, 2011 - 10:30

 
Ce mercredi 7 septembre, Benoît LUTGEN, Ministre wallon des Travaux publics, a lancé officiellement les travaux de mise à grand gabarit de l’écluse de Lanaye, à la frontière belgo-hollandaise.
 

  1. Le réseau fluvial wallon, au centre de l’Europe

 
La Wallonie se situe au cœur de l’Europe. Le réseau fluvial wallon est idéalement situé pour servir de base arrière au Port maritime de Rotterdam, premier port européen et troisième mondial, ainsi qu’aux ports maritimes du Havre (grâce au projet Seine-Escaut) et de Dunkerque. Intégrer le réseau fluvial wallon dans la structure européenne grâce à l’augmentation de sa capacité, est essentiel pour doper l’emploi, accroître la sécurité routière, améliorer la mobilité et diminuer l’impact sur l’environnement.
 

  1. Doper l’emploi en Wallonie

 
De l’étude du groupe IBM au baromètre Ernst & Young, en passant par les données de la Banque nationale, la Wallonie est considérée comme l’une des régions les plus attractives d’Europe pour les investisseurs belges et étrangers.
 
Le réseau fluvial wallon est un des réseaux les plus denses en Europe. Il représente un des atouts majeurs de cette attractivité grâce à ses connexions avec les noeuds routier et ferroviaire. Composé de 450 km de voies navigables, il permet le transport annuel de plus de 40 millions de tonnes de marchandises. C’est un outil économique indispensable, source d’emplois.
 
Actuellement, près de 400 sociétés, employant plus de 15.000 personnes, sont établies sur des terrains portuaires régionaux. Elles développent leurs activités au départ de nos voies navigables.
 

  1. Accroître la sécurité routière et améliorer la mobilité

 
La modernisation de notre réseau fluvial devrait permettre de supprimer le passage de 500.000 camions de 30 tonnes par an sur l’autoroute E42 à partir de 2020. Cette réduction sensible du nombre de poids lourds sur la dorsale wallonne permettra d’améliorer de façon conséquente la sécurité routière et la mobilité.
 

  1. Diminuer l’impact sur l’environnement

 
Cette politique permet d’engager durablement la Wallonie pour les prochaines décennies.
 
La navigation intérieure consomme de 3 à 6 fois moins d’énergie à la tonne transportée que le transport routier. En ce qui concerne les émissions de CO2, un camion émet entre 80 et 100 grammes/tonne au kilomètre, alors que le bateau, pour la même quantité transportée, n’en émet lui que 30 grammes/tonne au km !
 

  1.  Liège, au cœur des voies hydrauliques

                                       
Situé au carrefour de l’Allemagne, des Pays-Bas, à proximité de la France, le bassin liégeois compte de nombreux atouts en matière de multimodalité : le troisième port intérieur européen (le Port Autonome de Liège), la gare TGV des Guillemins, l’aéroport de Bierset, un réseau routier performant et le futur Trilogiport. Liège constitue ainsi un exemple de multimodalité, ouvert sur l’Europe.
 
En s’appuyant sur un réseau interconnecté aux régions et pays voisins, le Port Autonome de Liège joue un rôle essentiel dans la logistique internationale. Il constitue une véritable base arrière pour le transport et le traitement de marchandises en provenance des ports maritimes. Le Port Autonome de Liège gère 32 zones portuaires le long de la Meuse et du canal Albert en province de Liège, dont le futur Trilogiport de 100 hectares. Cette plate-forme multimodale va générer la création de 2.000 emplois. 280.000 conteneurs y transiteront.
 
Le complexe portuaire liégeois a enregistré un trafic global (eau-rail-route) de 21 millions de tonnes en 2010. 29.000 personnes travaillent actuellement (dont 11.000 emplois directs) dans les entreprises de la zone portuaire liégeoise. Elle constitue une base arrière pour les ports maritimes de la Mer du Nord (Anvers, Zeebrugge, Rotterdam et Dunkerque).
 
Les écluses de Lanaye, d’Ivoz-Ramet, et d’Ampsin-Neuville sont les trois plus importantes en termes de transit en Wallonie (respectivement en 2010 : 10,3 millions de tonnes, 11,3 millions de tonnes et 9,2 millions de tonnes). Cependant, elles sont arrivées à saturation et toute avarie peut entraîner des interruptions de navigation préjudiciables à l’activité économique de nos entreprises.
 
Afin de réaliser rapidement leurs aménagements, le financement et l’exploitation de ces trois infrastructures ont été confiés à la SOFICO. Le 25 octobre 2010, la Banque Européenne d’Investissements a validé la demande de la Wallonie portée par le Ministre Benoît LUTGEN et a décidé d’accorder un prêt de 125 millions € pour la mise à gabarit des écluses de Lanaye et d’Ivoz-Rame t.
 
 

  1. Lanaye, un site éclusier au carrefour de l’Europe

 
Lanaye est le second site éclusier le plus important en termes de passage en Wallonie. Au total, plus de 20.000 bateaux marchands sont comptabilisés par an et 10,3 millions de tonnes y ont transité en 2010.  
 
De par sa position à la croisée du bassin mosan et du canal Albert, le site éclusier de Lanaye constitue un outil économique majeur dans le paysage des infrastructures wallonnes. Il ouvre la porte de la Wallonie vers les Pays-Bas, le Rhin et les pays de l’Est européen via le Danube et la mer Noire. Ces installations sont notamment utilisées pour le transport d’éléments de construction venant des carrières situées dans le bassin mosan, ainsi que pour le transport des produits issus de la métallurgie et de l’agriculture.
 
Le projet d’une quatrième écluse s’avère nécessaire pour faire face à l’augmentation du trafic et du volume de transport, pour améliorer la mobilité et pour homogénéiser la taille des écluses en Meuse liégeoise et namuroise. Ainsi, les deux écluses au gabarit de 600 tonnes et l’écluse pouvant accueillir des bateaux jusqu’à 2.000 tonnes seront complétées par une nouvelle écluse de grand gabarit permettant le passage de bateaux de 9.000 tonnes. Longue de 225 mètres sur 25 de large, elle sera installée à l’est de la grande écluse actuelle.
 
   
                   Lanaye maintenant                            Lanaye avec la 4ème écluse
 
Le permis unique a été délivré en mai 2010. La durée des travaux est de 42 mois pour la mise en service de l’écluse.
 
Ce projet est le fruit d’une étroite collaboration avec le Gouvernement néerlandais, une partie de la future écluse étant située sur le territoire des Pays-Bas.
 
L’investissement total s’élève à 120 millions €. 84 millions € sont à charge de la SOFICO, 27 millions € sont subsidiés par des fonds européens, et 9 millions sont financés par les Pays-Bas.
 
Outre l’apport économique de cet investissement qui bénéficiera notamment au Port Autonome de Liège (PAL), une attention particulière a été accordée au respect de l’environnement. Une station de pompage sera installée de manière à limiter les pertes en eau. Par ailleurs, une centrale hydro-électrique sera associée à l’écluse pour produire de l’électricité renouvelable lorsque le débit de la Meuse est suffisant. Une île sera créée en territoire néerlandais pour augmenter la biodiversité du site et la frayère située dans la Meuse sera étendue. Enfin, les matériaux nécessaires au chantier seront acheminés par voie d’eau afin de limiter les nuisances aux citoyens habitant à proximité.
 
Grâce à une collaboration fructueuse avec les Pays-Bas et grâce au soutien de l’Union européenne, de la BEI et du Benelux, Benoît LUTGEN concrétise ce projet d’envergure qui placera la Wallonie parmi les acteurs majeurs d’un développement économique durable, créateur d’emplois, respectueux de notre environnement et de la qualité de vie de nos concitoyens.
 
 
Contact Presse :
Emilie Vermeiren        - 0498/844 846 - e-mail : emilie.vermeiren@gov.wallonie.be