Plan Wallon d'Investissements 2019-2024

Ce Plan vise à atteindre des objectifs très ambitieux en termes de transfert modal de la route vers les autres modes de transport, tant pour la mobilité des personnes que pour le transport de marchandises, fixés par la vision FAST (Fluidité – Accessibilité – Sécurité – Santé – Transfert modal) pour la mobilité wallonne à l’horizon 2030.

Ainsi, au niveau du transport des personnes, l’objectif est que le transport en voiture diminue de 83 à 60% en 2030. Pour les marchandises, l’objectif est de passer de 82 à 75% au niveau du transport routier et de 14 à 18% par voie fluviale. Ce nouveau Plan d’Investissements consacre un budget de 600 millions d’euros à la réalisation de projets destinés à améliorer la mobilité. L’accessibilité aux biens et aux services devra être garantie, tout en réduisant le nombre d’accidents de la route, la congestion et les émissions de gaz à effet de serre issues du secteur du transport.

En ce qui concerne la SOFICO, le Plan Wallon d’Investissements 2019-2024 permettra de ce fait une relance des montants consacrés à la réhabilitation et de la modernisation des infrastructures régionales wallonnes à hauteur de 100 millions d’euros en 2019 et 170 millions d’euros par an entre 2020 et 2024. Il sera financé, d’une part, par les moyens provenant du prélèvement kilométrique des poids lourds et, d’autre part, par des autres marges dégagées dans le cadre d’une programmation pluriannuelle des dossiers. Il sera consacré à la réhabilitation, à la sécurisation et au développement des réseaux autoroutier, routier et fluvial wallons.

Le Plan Wallon d’Investissements entend également de dégager une enveloppe de 450 millions d’euros pour renforcer les infrastructures permettant la mise en œuvre de la multimodalité et des modes de transports alternatifs à la voiture et aux camions. Ces infrastructures à réaliser et qui se verraient en principe confiées à la SOFICO consisteraient en la création de plateformes (ou unités) multimodales en des endroits judicieux choisis sur l’ensemble du territoire et qui seraient connectées aux réseaux de transports et aux pôles d’activités. Ces plateformes offriront divers services et permettront l’échange modal, avec notamment des parkings de covoiturage, des abris vélos sécurisés, des arrêts de bus ou de tram ou des accès aux gares, mais également avec des services divers tels que de nouvelles lignes de bus rapides de type BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) avec un service performant (confort, Wi-Fi, numérique, etc.), des espaces de co-working parfaitement connectés, des offres de titres-services, éventuellement de l’Horeca, des locations de vélos, des stations de recharges en lien avec la stratégie « post diesel » (électrique, gaz, etc.), des véhicules partagés, etc.