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Ponts, viaducs et tunnels : un suivi régulier des nombreux ouvrages d'art

En Wallonie, le relief est tel que de nombreux ponts, viaducs et tunnels ont été créés pour permettre le développement du réseau routier et autoroutier régional. Aujourd’hui, ce sont plus de 2000 ouvrages d’art qui sont gérés par la SOFICO.

Le Plan Infrastructures invite donc à la réhabilitation prioritaire des ouvrages dont l’état de santé est jugé le plus préoccupant. Les états de santé se déclinent en différents groupes :

  • Groupe A : Ouvrages avec défauts très importants, dangereux, à réparer en priorité absolue.
  • Groupe B : Ouvrages avec défauts importants et évolutifs.
  • Groupe C : Ouvrages avec défauts.
  • Groupe D : Ouvrages nécessitant une surveillance rapprochée.
  • Groupe E : Ouvrages en état de service satisfaisant nécessitant quelques travaux d'entretien.
  • Groupe F : Ouvrages sans défaut.

L’objectif étant de traiter au minimum tous les ponts dont l’indice de santé est classé en catégorie « A ». Plus de 70 ponts de cette catégorie ont été réhabilités depuis 2010.

Un suivi adapté de tous les ouvrages

En Wallonie, la périodicité des inspections des ponts, viaducs et tunnels est généralement de 3 ans, mais peut varier de 6 mois à 6 ans, en fonction des besoins. Elle permet donc d’assurer un suivi régulier et adapté à chaque type d’ouvrage d’art.

 

Des réhabilitations complexes

Les dossiers de réhabilitation, de renforcement ou de remplacement de ces ouvrages sont généralement très complexes, tant d’un point de vue des études, que de la préparation et de la réalisation des chantiers. Cette complexité engendre un timing de finalisation très différent de celui des dossiers relatifs aux travaux routiers. 

En effet, les études préparatoires sont longues et nécessitent, soit des inspections spécialisées, soit des études de stabilité qui, selon les cas, sont réalisées par la Direction des Conceptions et des Calculs du SPW, ou sont externalisées.

D’autre part, ces chantiers sont généralement de longue durée (jusqu’à 3 ans pour les plus conséquents) et font appel à des techniques et matériaux multiples (béton, résine, chape d’étanchéité, mortier de réparation…) dont la mise en œuvre est fortement dépendante des conditions météorologiques et nécessite une exécution spécialisée très soignée.

 

Chiffres-clés

  • 2006 ponts et ouvrages d’art
  • L’investissement consenti pour réhabiliter les ouvrages d’art dans les prochaines années est estimé à près de 70 millions d’euros.

Plan Tunnels

Soucieux de respecter les nouve   lles législations en matière de tunnels et d'inscrire le réseau de la Wallonie dans la perspective des routes intelligentes, la SOFICO et le SPW ont décidé de procéder à une étude approfondie de leurs tunnels. Cette mission d'étude et d’assistance à caractère technique, financier et juridique, se concentre sur les besoins en équipements électromécaniques et infrastructure génie civil de l’ensemble des tunnels (existants ou en création). Elle a pour vocation de définir pour chaque tunnel les mesures de sécurité (moyens minimum, plans d’urgence) ainsi que les niveaux de services (ITS, plans de mobilité), d'effectuer un diagnostic et de disposer d’un schéma directeur de rénovation de l’ensemble des tunnels étalé sur cinq ans. Le Conseil d’Administration de la SOFICO a décidé d’attribuer cette étude pour un montant de près de 1 185 000€ en date du 27 janvier 2017.

Les tunnels de la Région Wallonne ont fait l’objet d’une catégorisation pensée en termes d’exploitation et de sécurité. Les critères déterminants de cette classification sont relatifs au rôle du tunnel dans le réseau, au contexte et au trafic (longueur, urbain, etc.). La démarche a abouti à un classement des tunnels en 7 catégories distinctes : les tunnels de l’axe A602 - E25/A26 du RTE, les tunnels de 500 à 1000 m, les tunnels de 300 à 500 m et les tunnels inférieurs à 300 m du réseau structurant.

Les mesures de sécurité à mettre en œuvre dans un tunnel sont fondées sur un examen systématique de tous les aspects du système composé par l'infrastructure, l'exploitation, les usagers et les véhicules. Aussi, chaque tunnel sera doté, suivant sa catégorie et ses caractéristiques plus spécifiques, d'un ensemble de moyens de prévention visant à prévenir l'occurrence d’un incident et de moyens de protection visant à en limiter les conséquences. Ces moyens sont appelés « fonctions de sécurité ». L’estimation du cout de remise à niveau des tunnels est en cours d’élaboration, avec une première enveloppe appréciative de 50 à 80 millions d’euros. Ces estimations seront affinées par l’étude durant l’année 2018.