La N5 (E420)

Considérée comme un maillon entre le nord et le sud de l’Europe, la région de l’entre Sambre-et-Meuse manque actuellement d’une infrastructure de grand gabarit sur son axe nord-sud.

La Nationale 5 ou E420, inscrite dans le Réseau européen de Transport (RTE), reste limitée actuellement au trafic entre le sud de l’agglomération de Charleroi et la ville française de Charleville-Mézières. Elle doit donc être dédoublée au gabarit autoroutier pour compléter cet axe européen qui va de Marseille à Rotterdam.

Le passage de la N5 à deux fois deux bandes permettra :

  • de désenclaver économiquement la région en attirant de nouveaux investisseurs ;
  • d’accroître la sécurité routière ;
  • d’absorber un trafic dense et, souvent, international (5000 voitures et 1000 camions par jour actuellement) ;
  • d’améliorer le cadre de vie des habitants.

Ce tronçon d’une cinquantaine de kilomètres est divisé en trois sections distinctes selon la nature des aménagements à y effectuer :

  • La section Nord (13 km), entre le périphérique de Charleroi, sortie Sud, et Somzée (Walcourt) ;
  • La section centrale (25 km), entre Somzée et Mariembourg (au Nord de Couvin) ;
  • La section Sud (longueur encore non-définie), entre le nord de Couvin et Brûly, sur la frontière française.

Pour faire de la N5 une véritable artère économique, le Gouvernement wallon a décidé, en avril 2011, de confier à la SOFICO le financement nécessaire pour réaliser le contournement de Couvin. 176 millions d’€ sont investis pour construire 14km d’autoroute dans le prolongement de la Nationale 5.

Une fois terminé, le nouveau tronçon sera relié à celui en cours de réalisation sur le territoire français (A34-E420) et pourra accueillir une augmentation significative du trafic : 12.000 voitures et 5000 camions par jour, selon les prévisions.