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Le Gouvernement wallon a décidé de valider le financement nécessaire pour la réalisation du contournement de Couvin.
La SOFICO (Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures) a été chargée de réaliser l’ensemble des travaux de ce contournement dont le montant est estimé à 176 millions €.
Pour Benoît LUTGEN, Ministre wallon des Travaux publics, il s’agit d’une étape importante. Le timing étant extrêmement serré, tout doit être mis en œuvre pour que les travaux puissent être entamés cette année encore. Il revient à présent à la SOFICO de relever ce défi.

Concrètement, cette nouvelle liaison permettra :
Le sud de l’entre Sambre-et-Meuse est une région de Wallonie qui manque d’infrastructures de grand gabarit sur son axe central nord-sud. Au nord, cet axe comprend plusieurs liaisons autoroutières qui mettent en communication des métropoles comme Rotterdam, Amsterdam, Bruxelles et Charleroi. Au sud, des infrastructures du même type unissent Charleville-Mézières à Reims, Troyes à Dijon, à Lyon et à Marseille.
La région ne dispose pas de possibilités de développement liées à la voie d’eau et n’est que très faiblement raccordée au réseau ferroviaire.
Cette situation impacte directement le développement économique, l’implantation et le développement d’entreprises ainsi que la création d’emplois. Au contraire d’autres zones rurales similaires, cette région connaît l’un des taux d’emplois les plus faibles de Wallonie.
Grâce à la création du contournement de Couvin, la N5 deviendra une réelle artère économique qui permettra à des entreprises de se développer et de créer des emplois. Cette nouvelle liaison est donc un réel investissement pour l’avenir.
Lorsqu’il sera réalisé, ce nouveau tronçon, relié à celui en cours de réalisation sur le territoire français (A34-E420), pourra accueillir une augmentation significative du trafic.
Environ 17.000 véhicules l’emprunteront par jour (12.000 voitures et 5.000 camions) selon les dernières estimations.
En 2001, la société STRATEC a réalisé une étude qui a évalué les conséquences économique de la création d’aménagements autoroutiers continus sur le corridor de la N5, entre Charleroi et la frontière française et les liaisons autoroutières françaises qui permettraient d’avoir un accès vers Reims, Charleville-Mézières, Paris, Lyon, … Le taux de rentabilité du projet est estimé à 15% par an de son investissement et pourrait même atteindre 25%, soit un taux très favorable pour ce type de projet.
Les différents cahiers des charges sont actuellement en cours de réalisation par le Service Public de Wallonie, Direction générale des Routes pour le compte de la SOFICO.
Pour la première partie du chantier qui concerne la construction d’un double pont sur l’Eau Noire, l’ensemble des documents sont à présent finalisés. L’appel d’offre pour la réalisation du chantier sera prochainement lancé par la SOFICO.
Toutes les étapes avant le lancement des travaux (appel d’offre, délai de publicité européenne, examen des offres, avis de l’inspecteur des finances, délai de notification, …) devront être mises en œuvre dans un timing extrêmement serré pour ne pas être hors délais par rapport au permis d’urbanisme. L’accord sur le financement est une étape importante. Le nouveau défi est à présent la réalisation du contournement.
En 2010, la SOFICO a consacré 4 millions € pour assurer le financement des expropriations. La Wallonie collabore activement avec le Comité d’acquisition d’immeubles, faisant partie du Service public fédéral des Finances, pour accélérer l’achat des terrains nécessaires. En 2011 et 2012, 8 millions € supplémentaires seront dégagés.
Alors que la N5 est un axe de transport transeuropéen (RTE)[1], le tronçon compris entre le sud de l'agglomération carolorégienne et la ville française de Charleville-Mézières ne possède pas le gabarit approprié lui permettant d'accueillir dans des conditions de sécurité, de mobilité et d’efficacité maximales, un trafic dense et international. Au total, plus de 5000 voitures et 1000 camions empruntent cet axe chaque jour[2].
Dès les années 70, la création d’une route de contournement de l’agglomération de Couvin a été envisagée. Dans les années 90, vu l’augmentation du trafic, différents tracés ont été étudiés et en février 2009, le permis d’urbanisme a été délivré par le Ministre André Antoine pour un contournement de 13,5 kilomètres, passant à l’est de Couvin. En novembre 2010, ce permis a été prolongé d’un an, ce qui porte sa validité à février 2012.
***
Pour le Ministre Benoît LUTGEN, la réalisation de ce contournement sera un pas en avant pour tous les entrepreneurs qui désirent s’installer dans cette région, pour les habitants des villes et villages avoisinants, pour la sécurité des usagers de la N5 et pour tous les touristes qui visiteront la Wallonie grâce à cette nouvelle entrée.
[1][1] Axe RTE identifié comme tel par une décision du Conseil européen en date du 23 juillet 1996. Il porte d’ailleurs le numéro d’axe transnational E420.
[2][2] Depuis mai 2010, une ordonnance de police de la commune de Couvin limite le passage des camions de plus de 7,5T en leur interdisant la traversée du centre ville entre 6h et 18h.
Contact Presse : Audrey Jacquiez - 0497/161 861 - e-mail : audrey.jacquiez@gov.wallonie.be