Création

En 1989, alors que les matières liées à la gestion des travaux publics et aux transports se voient régionalisées, la Wallonie hérite d’importantes infrastructures inachevées inscrites sur la carte du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), ainsi que, par la suite, de la gestion du réseau routier régional à grand gabarit.

A cette même époque, les Régions sont de plus en plus sollicitées pour contribuer à l'assainissement de la dette publique. En conséquence, les moyens dévolus aux routes régionales sont progressivement réduits, alors que le réseau autoroutier construit dans les années 1970 nécessite des moyens de plus en plus importants pour son entretien et sa réhabilitation.

Soucieuse d'achever ces grands chantiers et d’assumer ses responsabilités vis-à-vis de l'Union européenne, la Région wallonne crée en 1994 la Société de Financement Complémentaire des infrastructures, appelée la SOFICO.

Avec la constitution de la SOFICO, la Wallonie s’inscrit dans une logique d’entreprise qui lui permet d’optimiser ses modes de financement. L’annualité des moyens budgétaires de la Région wallonne laisse ainsi place à d’autres logiques de « financements alternatifs » obtenus auprès des institutions européennes, sous forme de prêts contractés à la Banque européenne d’investissement (BEI) ou de subsides, via les Fonds structurels. Ces nouveaux types de financement permettent alors de mieux coller au rythme de la réalisation des différents chantiers.

La création de la SOFICO va permettre de réaliser des infrastructures dans des temps record, à moindre coût, et de les maintenir en bon état sur le long terme. La liaison E25-E40 a, par exemple, été finalisée 17 ans plus tôt que prévu.

En une vingtaine d’années, la SOFICO est devenue un acteur majeur du développement économique wallon. Elle a réalisé près de 2 milliards d’investissements dans le développement du transport par réseau routier et par voie d’eau, tout en privilégiant l’essor de l’intermodalité.